CETD - ECOLE

Cellules d’apprentissages fonctionnels

D’autres besoins s’imposent aux enfants qui, ayant évolué dans leurs acquis (quel que soit le secteur envisagé précédemment), présentent des difficultés spécifiques dans le domaine du langage, ou encore du rythme idéatoire.

Certains jeunes n’ont pas la possibilité de s’exprimer oralement, en raison de l’importance des troubles moteurs. Il est alors prioritaire de mettre en place un système de communication non-verbale qui leur permette de sortir de l’isolement, de s’exprimer de façon différenciée, autrement qu’au travers de cris et de mimiques (même si ces dernières sont souvent d’un grand secours!).

Un des préalables essentiels à l’apprentissage d’un système de communication élaboré consiste à doter l’utilisateur d’une façon claire et univoque d’exprimer le oui et le non. Vient ensuite la recherche des systèmes de communication alternatifs et augmentés qui conviennent le mieux à l’enfant. Ceux-ci peuvent être de nature graphique (photos, dessins, pictogrammes PCS, symboles Bliss) ou gestuelle (Coghamo). Les systèmes graphiques peuvent être adaptés sur différents supports : cahier de communication, tableau disposé sur la tablette de la voiturette, ordinateur portable ou non, synthèse de parole, ... Tout dépend de l’enfant, de ses capacités motrices, de son niveau de développement, de son environnement, etc.

Parallèlement à l’apprentissage de ce système de communication non-verbale, il importe une nouvelle fois de mettre en appétence, de provoquer l’envie de communiquer, l’envie de prendre des initiatives. L’aide technique à la communication ne suffit pas, il faut y adjoindre l’aspect relationnel, social, indispensable à l’ouverture sur le monde extérieur. Des contacts avec d’autres jeunes, des plages de conversations libres, de nombreuses sorties, etc. permettront de rencontrer cet objectif essentiel.

Cellules d’éveil sensori-moteur
Cellules d’apprentissages formels
 

 
 
 
 
 
 
 
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C’est ce même objectif que l’on retrouve au centre de la prise en charge des enfants qui, outre le handicap physique, présentent des troubles cognitifs tels qu’ils limitent l’accès à une scolarité "ordinaire".

Une part importante est ici accordée à l’observation de sujets précis contribuant à une meilleure compréhension de l’environnement immédiat. Les apprentissages de lecture s’effectuent concrètement, en référence avec la vie quotidienne. Ainsi les jeunes apprennent-ils prioritairement les mots ou les pictogrammes qui pourront les aider à se débrouiller au mieux dans les situations qu’ils seront amenés à rencontrer (grands magasins, transports en commun, ...). De même, les leçons de calcul seront axées sur la reconnaissance de nombres, l’évaluation de quantités, la notion de valeur des choses ("un chocolat coûte environ 0,50 €"), les comparaisons de grandeurs ("5 €, c’est plus que 0,50 €, on doit me rendre de l’argent"), toujours de façon concrète, directement utilisable pour les jeunes. Par des visites à l’extérieur et différents types d’ateliers (cuisine, bricolage, jardinage, ...), les notions abordées sont rapidement mises en pratique.

On le constate, les apprentissages sont axés sur la notion d’utilité sociale. Le but poursuivi consiste à diversifier les intérêts des jeunes, à leur permettre de prendre des initiatives, de s’attacher à des activités valorisantes répondant à leurs potentialités, qui leur permettront de mener plus tard une vie d’adultes à part entière.

Le Bliss et le PCS

Le Bliss et le PCS sont des systèmes de communication non-verbale utilisant un ensemble de symboles visuels (pictogrammes, idéogrammes, symboles abstraits) qui représentent le sens des mots et des idées d’une manière simple et directe. A IRAHM, plusieurs enfants incapables de s'exprimer verbalement utilisent le système de symboles Bliss ou le PCS pour communiquer. Ils disposent d’un tableau personnalisé où les symboles sont classés par catégories sémantiques (une traduction apparaît sous chaque symbole). A l’aide de leur mode propre de désignation, ils transmettent leurs messages à leur interlocuteur.

Le Coghamo

Le Coghamo, abréviation de Communication Gestuelle pour Handicapés Moteurs, est un langage gestuel simplifié issu du Français signé. Il possède un lexique de 107 gestes et permet à certains enfants d’exprimer leurs besoins et désirs immédiats sans devoir passer par l’intermédiaire d’un support. Il peut également être utilisé pour stimuler les plus jeunes à la communication et pour augmenter la compréhension chez les enfants présentant des troubles du langage réceptif.

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